Qu’est-ce qui nous pousse à aller voter ?

Peut-être l’idée que parmi les candidats, certains correspondent plus à nos idées, seront plus sérieux ou plus soucieux de l’intérêt général, plus proches de nous que d’autres.

Peut-être l’idée que tel ou tel parti politique saura prendre les mesures nécessaires que son opposant n’a pas su prendre ou n’a pas voulu prendre alors qu’il était en fonction.

Peut-être l’idée qu’un programme est mieux qu’un autre, peut-être l’espoir que les promesses faites à chaque échéance électorale seront enfin tenues parce que c’est ce que nous aimerions tous entendre, tous voir, tous constater même si en notre for intérieur nous savons bien que ce ne sera jamais le cas.

Dans un monde idéal nous pourrions espérer que les meilleurs candidats soient choisis, que le parti devenu majoritaire à l’issue de l’élection fasse tout ce qui est nécessaire dans l’intérêt général et que cerise sur le gâteau toutes les promesses soient tenues. Dans ce monde là nous irions tous voter de bon cœur.

Mais il se passe toujours la même chose et nous le savons bien !

Si le parti sortant est reconduit, il poursuivra la même politique dont il assure déjà, même si tous les indicateurs objectifs disent le contraire (classement BFM – rapport Chambre Régionale des Comptes) qu’elle était parfaite. Il sent bien pourtant comme les partis d’opposition qu’il faut tout de même faire la même sempiternelle promesse que les autres : « Il n’y aura pas de hausses d’impôts ! » (mais pourquoi ne pas l’avoir fait avant ?).

Si par contre il y a changement de majorité, la nouvelle majorité trouvera dans son élection la confirmation du mécontentement général et la validation de chacun de ses engagements dans le plus pur esprit partisan et bien loin de l’intérêt général.

Quoiqu’il arrive donc l’intérêt général sera vite oublié. Il ne restera au sein de cette future assemblée de place que pour des votes partisans, chacun votant pour son camp ou contre celui de l’autre. Tout ceci confortant les abstentionnistes dans l’expression de leur mécontentement. Ce n’est pas ce qu’ils attendent de leurs élus et ils le disent à leur façon.

Mais en Seine-Maritime où les études et les sondages annoncent que tout va se jouer à un ou deux, maximum trois cantons comme dans quelques autres départements, une évolution semble possible. En effet, les candidats élus sans étiquette pourraient bien être les futurs arbitres de nos départements pour obliger le camp qui sera aux manettes à trouver des terrains d’entente, de plus justes équilibres dans l’intérêt du département et de ses habitants.

L’enjeu des élections de dimanche pourrait bien être celui de la diversité de l’expression politique au sein de la future assemblée départementale.  Nous avons tout à gagner à sortir de l’actuel système binaire qui ne permet pas la recherche du compromis, de l’équilibre et du progrès.

En votant dimanche pour les candidats Engagement Citoyen vous vous assurerez que leurs votes se feront uniquement dans l’intérêt général en dehors de toute soumission aux ordres d’un parti politique. Les démocraties du nord de l’Europe s’accommodent fort bien de ces majorités variables qui font progresser et le débat démocratique et les pays qui le respecte.

C’est peut-être çà le vote utile ?

Cyrille GRENOT,

Porte-parole Engagement Citoyen.

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