Double jeux de maux !

Deux messages gouvernementaux m’ont exaspéré cette semaine, le premier l’annonce de la reprise, et le second celui de la pause fiscale.

Le premier ministre porte assurément une forte responsabilité sur ce type de communication, annoncer de la croissance alors que la prévision de hausse n’est que de 0,9%, c’est certes communiquer un message optimiste et on comprend pourquoi le gouvernement agît ainsi ; mais comme l’utilisation du mot reprise est un mensonge, c’est prendre le risque que le moral des Français tombe en berne en se rendant compte qu’il n’en est rien !

Cette douce amorce de reprise devrait pourtant être encouragée pour pouvoir se transformer en croissance, les moyens sont connus et c’est le moment. Il faudrait stimuler la croissance et la consommation mais pour cela  il faudrait empêcher les augmentations d’impôts en équilibrant le budget de l’état par des efforts sur la dépense !

Or ni l’une ni l’autre ne sont vraiment au rendez-vous des décisions de  l’état. La pause fiscale annoncée à grand renfort de publicité n’aura pas lieu : hausse de la TVA, baisse du coefficient familial, pour la partie visible de l’iceberg.

Mais que dire de la suppression des déductions pour enfants scolarisés (alors qu’on annonce la hausse des bourses): 735 millions d’euros discrètement inclues dans les 15 milliards d’économies sur les dépenses de l’état.

Mais que dire de la suppression des exonérations fiscales sur les complémentaires des salariés pour 1,6 milliard d’euros discrètement inclues dans les 15 milliards d’économies sur les dépenses de l’état.

Mais que dire de la suppression annoncée de 3 milliards d’euros sur les remboursements d’assurance maladie discrètement inclue dans les 15 milliards d’économies sur les dépenses de l’état.

L’ensemble de ses économies pour plus de 5 milliards d’euros ne sont pas des économies des dépenses de l’état mais bien une taxation déguisée mais supplémentaire pour les Français.

Il reste certes 9 milliards d’euro de baisse du budget de l’état qui pour 2% du budget seront de vraies (si elle sont réalisées) baisses des dépenses de l’état, mais qui incluent la suppression des grands chantiers d’infrastructures qui en réalité seraient de vrais projets créateurs d’emplois.

Bref, le gouvernement prend le risque de rater le rendez-vous de la croissance, car il continue de diminuer le revenu des ménages, parce qu’il n’assainît pas la dépense publique, parce qu’enfin il n’incite pas le capital à s’investir dans l’innovation qui est toujours le creuset de la croissance seul créateur d’emplois.

Au contraire, il se concentre sur le traitement social du chômage (emplois aidés – emplois d’avenir – contrats de génération – emplois francs – garantie jeunes ) tous à la charge de l’état, certes nécessaires, mais qui ne créent ni valeur ajoutée, ni relance, mais augmentent la charge financière de l’état et donc du contribuable sans apporter la moindre solution durable mais juste pour satisfaire une promesse électorale clientéliste.

Le vrai emploi, ce n’est pas celui qui coûte de l’argent à l’état, c’est celui qui lui en rapporte !

 

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